La parole est à vous / octobre 24, 2017

Célébrons notre histoire ! – Les Journées Impériales de la Ville de Nice

Du 20 au 22 octobre 2017 ont eu lieu les Journées Impériales de la Ville de Nice. Durant ces trois jours, le Centre Universitaire Méditerranéen a reçu de nombreux spécialistes des périodes napoléoniennes lors de conférences, expositions, reconstitutions et concerts. Ces évènements ont permis aux Niçois ainsi qu’aux touristes de découvrir ou redécouvrir les liens entre Nice et les deux empires qu’a connu la France.

Le vendredi 20 octobre 2017, la Ville de Nice a intégré le label « Ville Impériale » après un accord signé entre Christian Estrosi, Maire de Nice et Président de la Métropole et Patrick Ollier, Maire de Rueil-Malmaison, Président de l’association « Ville Impériale ».

Si la France est marquée à jamais par le souvenir de Napoléon Bonaparte et du Premier Empire, certaines villes ont des liens plus étroits avec ce passé. Les Alpes-Maritimes renferment quelques lieux symboliques de l’histoire impériale telle que Golfe-Juan où Napoléon Ier débarque lors de son arrivée de l’Ile d’Elbe et débute les Cent-Jours. C’est également le cas de Nice, où le souvenir napoléonien est incontournable. La rue Bonaparte témoigne du passage du futur Empereur à Nice. Il n’est qu’un jeune général lorsqu’il fait escale dans le comté de Nice avant de partir vers l’Italie pour sa première grande campagne militaire.

La célèbre Place Masséna et la sublime Villa Masséna sont des témoins visibles du passé impérial niçois. En plus d’être un natif de Nice, André Masséna fut un grand maréchal d’Empire. Il participe lui aussi à la campagne d’Italie sous les ordres du général Bonaparte. Les relations entre Napoléon et Masséna furent parfois tendues mais toujours empreintes d’un profond respect.

A Sainte-Hélène, l’Empereur conservait une vision objective sur son maréchal niçois :

« Il était décidé, brave, intrépide, plein d’ambition et d’amour-propre, son caractère distinctif était l’opiniâtreté. Il n’était jamais découragé. Il négligeait la discipline, soignait mal l’administration et, pour cette raison, était peu aimé du soldat. Il faisait assez mal les dispositions d’une attaque. Sa conversation était peu intéressante ; mais au premier coup de canon, au milieu des boulets et des dangers, sa pensée acquérait de la force et de la clarté. »

Nice renoue avec l’histoire impériale en 1860. C’est durant le Seconde Empire et le règne de Napoléon III que le comté de Nice joint son destin à la France. C’est ici aussi qu’en 1937, Eugénie Gal fonde le Souvenir napoléonien.

De plus, le symbole napoléonien est un avantage touristique. Selon un récent classement, Napoléon est le second personnage historique le plus connu au monde. Son épopée attire et fascine toujours autant les touristes français et étrangers. Outre son cadre idyllique, Nice gagne encore en attractivité et rayonne un peu plus, en renforçant son patrimoine. Tout cela grâce à son Maire, Christian Estrosi.

Ces moments où la culture et l’histoire sont mises en exergue sont déterminants. Ils nous permettent de nous souvenir ce qu’est l’Histoire de France et de la transmettre aux générations futures.

Après tout, il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va…

 

 

Jérémy Mercury
Jeune Républicain des Alpes-Maritimes
Diplômé d’un Master 2 en Sciences Politiques