Étudiants Républicains / gouvernement / août 25, 2014

Hollande : ça s’en va et ça revient (pas)

Hollande avait prévu une rentrée difficile, et, une fois n’est pas coutume, il ne s’était pas trompé. Le gouvernement de Valls, 3ème depuis le début du mandat de François Hollande, à peine de retour de vacances est aujourd’hui démissionnaire, 147 jours seulement après sa formation faisant de lui le plus bref de la Vème République.

Hollande

Le coupable du nouveau couac : Arnaud Montebourg. Certes il n’est pas seul, on peut y rajouter Benoît Hamon qui s’est prononcé aussi contre le président, mais aussi les députés dits « frondeurs », aile gauche du PS, qui s’oppose depuis plusieurs mois à Hollande depuis l’Assemblée Nationale. Sa présidence se cantonne aujourd’hui au score obtenu d’un vote d’opposition, à une pseudo-majorité parlementaire (sauf grande surprise, le Sénat sera renversé en Septembre, et le Parlement aussi en cas de dissolution).   Bref, sa majorité n’est plus d’actualité, son mandat ne tient plus qu’à un fil et le PS est à deux doigts de l’extinction.   Le remaniement décidé dans la matinée du 25 Août n’est qu’un énième tour de passe-passe. Les ministres frondeurs seraient remplacés par de nouveaux incompétents et on repart à 0 (enfin à 17% selon le dernier sondage Ipsos en date)…   Mais personne n’est dupe, Hollande est dans une impasse totale ! Il pourrait en effet se défausser des ministres gênants et évincer du gouvernement toute personne qui ne suivrait pas son « cap ». Mais il faudra que ce gouvernement soit voté par les députés, « frondeurs » inclus. Peu de chance que cela arrive. Ou bien il reprend des ministres de l’aile gauche du PS, voire des écologistes ou des extrême-gauche. Mais alors, il rappellerait des traitres, ceux qui l’ont insulté, critiqué. Alors ce serait un gouvernement de rassemblement, mais rassemblé contre le Président lui-même Il perdrait la face aux yeux du pays, voire plus…   Dans le cas où son gouvernement ne parviendrait pas à être approuvé par les parlementaires, il n’aurait alors plus qu’une solution : la dissolution.

À suivre…