Étudiants Républicains / Bac, éducation / juin 21, 2014

Pour un vrai Bac !

En cette période, les médias, parents, étudiants, politiciens, n’ont plus qu’un mot à la bouche : Bac.

Pendant un peu plus d’une semaine, la France vit au rythme de cet examen traditionnel au sein de notre Nation.

Mais qu’est-ce que le Baccalauréat aujourd’hui ?

 

Alors que les politiques au sein du Ministère de l’Éducation se succèdent, le Bac sert de thermomètre, perdant ainsi son rôle premier.

Le niveau du Bac aujourd’hui ? C’est simple : voyez y un remake de la pêche aux canards, mais en remplaçant ces derniers par des points. TOUT est fait pour que les correcteurs trouvent des points dans les copies : obligation pour le correcteur de faire un rapport s’il met un zéro, valorisation de la moindre trace d’écrit (début de réponse, simple résultat sans justification,…), moyennes données aux professeurs avant même la correction des sujets, commissions d’harmonisation qui décident de surélever les notes par modification de barème ou autres stratégies farfelues,…

 

Ce n’est pas être vieux jeu ni défaitiste et encore moins insultant que de constater que si le taux de réussite au Bac ainsi que le nombre de mentions accordées augmentent, ce n’est pas parce que les bacheliers sont plus intelligent aujourd’hui qu’il y a 10 ou 20 ans !

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L’évolution du taux de réussite au baccalauréat de 1960 à nos jours Source : http://www.e-orientations.com/actualites/l-evolution-du-taux-de-reussite-au-bac-et-des-mentions-dans-le-temps-10538

 

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L’évolution du taux de mentions au baccalauréat de 1960 à nos jours Source : http://www.e-orientations.com/actualites/l-evolution-du-taux-de-reussite-au-bac-et-des-mentions-dans-le-temps-10538

Il suffit de naviguer sur les réseaux sociaux pour voir que les bacheliers d’aujourd’hui ne sont pas parfaits. Appel à la clémence des correcteurs, critique des sujets pour des raisons aussi variées que mauvaises (un mot non traduit dans une épreuve de langue, questions désignées comme trop difficiles car les savoirs de bases sont parfois méconnus,…). Et si ce n’étaient pas les sujets le problème, mais bien la difficulté qu’ont ces étudiants de demain à se remettre en question ? Dans un contexte où le Bac est considéré comme « donné », il est intolérable d’entendre des appels à plus de laxisme.

Alors que faire ? Pouvons nous laisser cet examen mythique rester un simple ticket de passage que l’on distribue à tour de bras ? Dans ce cas, autant gagner du temps et de l’argent en l’envoyant par courrier à tout étudiant qui aura assisté à à peine plus de la moitié des heures de cours de Terminale. Nous ne pouvons pas raisonnablement considérer cette option comme la bonne. Ainsi, il faut redonner de la valeur au Baccalauréat, de sorte que les grandes écoles post-bac puissent à nouveau considérer les mentions et valoriser une personne qui aura vraiment des compétences, et non pas un bachelier qui aura eu sa mention car il aura été noté sur 24 sur une épreuve capitale.

 

 

 

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